Les inhalateurs LAMA et LABA contre la BPC augmentent le risque cardiovasculaire de 50% pendant le premier mois de traitement

Dans le traitement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), les deux classes de bronchodilatateurs de longue durée d’action utilisés sont les long-acting antimuscarinic antagonists (LAMA) et les long-acting β2-agonists (LABA). Dans la littérature, la question du risque cardiovasculaire lié à ces deux médicaments est connu mais controversé.

Dans le traitement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), les deux classes de bronchodilatateurs de longue durée d’action utilisés sont les long-acting antimuscarinic antagonists (LAMA) et les long-acting β2-agonists (LABA). Dans la littérature, la question du risque cardiovasculaire lié à ces deux médicaments est connu mais controversé.

Une étude publiée en ce début d’année dans le JAMA s’est penchée sur cette question et plus précisément sur le risque cardiovasculaire en fonction de l’initiation et la durée du traitement par bronchodilatateur. Il s’agit d’une étude cas-contrôle se basant sur une cohorte d’environs 280'000 patients connus pour une BPCO. Les cas sont tous ceux qui ont eu un évènement cardio-vasculaire pendant la durée de l’étude, les contrôles ceux qui n’en ont pas eu. Le facteur d’exposition était l’utilisation de LABA ou de LAMA, stratifié selon le moment de l’initiation et la durée du traitement. Les résultats montrent que ces deux médicaments sont associés à une augmentation de 50% du risque cardio-vasculaire mais uniquement lors des 30 premiers jours suivant l’initiation du traitement. Il n’y pas de risque au-delà.

Cette étude devrait nous encourager à surveiller activement les patients chez qui nous instaurons un traitement par LABA ou LAMA afin de détecter le plus rapidement les possibles symptômes cardiovasculaires.